Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
- Uranie
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
Sans doute, Portia. Mais je me souviens d'une dictée du brevet où les élèves devaient accorder "on" avec un pluriel. Donc, actuellement, on peut entraîner le pluriel.
Il semble que ce soit impératif de distinguer le on au singulier et le on pluriel. Les &lèves qui avaient accordé correctement au pluriel bénéficiaient d'un bonus.
Il semble que ce soit impératif de distinguer le on au singulier et le on pluriel. Les &lèves qui avaient accordé correctement au pluriel bénéficiaient d'un bonus.
"Les exceptions à la règle sont la féerie de l'existence." (Marcel Proust)
"Connaître sert beaucoup pour inventer." (Mme de Staël)
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
On + pluriel ?
Ça existe ?
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- Uranie
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
Hélas, oui.
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
L'Académie française apprécie la diversité des usages du "on". Elle semble s'en amuser dans un article.
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/DNP0592
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- Perkele
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
Nous devons organiser une manif ou une pétition.
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
J'ai les pneus !
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
Chère Dame Perkele, je vous croyais mon aînée, de peu, mais je découvre que vous êtes antédiluviennePerkele a écrit : ↑ven. 31 juil. 2026, 19:04 Quand j'étais petite, c'était clair : On était un pronom indéfini qui voulait dire "quelqu'un" (qui venait de homme au sens générique) et qu'on accordait au singulier.
On ne l'employais JAMAIS à la place de nous ou alors c'était le coin ou enfermé dans le vestiaire.


Et si je ressors mes grammaires utilisées en 4e (Bloch & Georgin, 1943) et en 3e (Martin & Lecomte, 1962), je vois qu'on parle aussi de l'accord de l'attribut de "on" au féminin et au pluriel, avec même un exemple de Musset, même si on précise que c'est plutôt employé dans la langue familière.


Je constate une fois de plus que nous sommes victimes des simplifications abusives que pour des raisons pratiques bien compréhensibles nos maitres d'école faisaient souvent, et nous avons gardé en mémoire des oukases, des diktats, des règles infrangibles alors qu'il y avait déjà depuis bien longtemps, des évolutions et des assouplissements que nous aurions dû apprendre dans les classes supérieures et que nous avons peut-être un peu "zappés" !
- Perkele
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
Je suie contrariée. ![[fille qui tire la langue] :filletirelangue:](./images/smilies/icon_fille.tire.langue2.gif)
Il faut faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
- Yeva Agetuya
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
La deuxième copie indique qu'il s'agit d'une forme familière.
Et dans la première, je trouve étrange qu'ils promeuvent ceci :
Quand on est citoyens français, on est égaux devant la loi.
C'est grotesque. Cela me rappelle Le clochard analphabète de Coluche :
Il disait : "L'homme est égaux."
Et dans la première, je trouve étrange qu'ils promeuvent ceci :
Quand on est citoyens français, on est égaux devant la loi.
C'est grotesque. Cela me rappelle Le clochard analphabète de Coluche :
Il disait : "L'homme est égaux."
Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
Honte aux instituteurs qui ont traumatisé leus pauvres élèves innocents !
Il y a des réactions de rejet un peu semblables dans les pays anglophones depuis la généralisation de l'accord pluriel avec des pronoms indéfinis, qui pourtant se pratique depuis Shakespeare.
Il y a des réactions de rejet un peu semblables dans les pays anglophones depuis la généralisation de l'accord pluriel avec des pronoms indéfinis, qui pourtant se pratique depuis Shakespeare.
- Uranie
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
J'appartiens à la génération de dame Perkele (je crois). Comme elle, je suis traumatisée par "On est venus."
Leclerc, comment expliquez-vous que nos instituteurs / institutrices nous aient appris "On est venu." D'^'où cela vient-il, selon vous ? ???
Analyse grammaticale de ce bout de phrase = on = pronom personnel indéfini, 3e personne du singulier, sujet du verbe venir.
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- Yeva Agetuya
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Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
"Accord de l'attribut avec on sujet" : c'est peut-être, pour être exhaustif, la raison pour laquelle figurent autant de possibilité du "on". D'ailleurs cela inclut clairement la langue familière. C'est exhaustif, mais du coup cela ne veut pas dire qu'on peut tout utiliser.
Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
On ou l'on, qui dérive de homo, l'homme, est bien à l'origine un nom singulier, et l'accord "On est venu" est bien l'accord logique d'origine (quelqu'un est venu).
À partir du moment où "on" a pu prendre diverses valeurs autres que celle de la troisième personne du singulier, d'abord dans une langue dite familière et aujourd'hui dans la langue courante, il était logique que l'accord se fasse pas syllepse en genre et en nombre, quand "on" ne désigne pas la 3e personne du singulier masculin.
On est venue, on est venus, on est venues.
On est déjà bien habitué à la syllepse avec d'autres pronoms, comme le "nous" de modestie ou le "vous" de politesse qui prennent un accord au singulier malgré le pluriel du pronom et du verbe : Nous sommes fier de vous présenter ce nouveau traité, vous êtes très gentille.
Je comprends que les instituteurs ne peuvent pas entrer dans tous ces détails. Ils enseignent une grammaire simplifiée.
Re: Quand un simple « on » a changé le sens d'une conversation
L'article dans l'on ne serait donc pas strictement euphonique ?
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