Une fois rempli, le tombereau est envoyé au domaine et mis à cul devant une succession de machines. Le réceptionneur guide les grappes vers une grille vibrante tout en écartant manuellement les plus abîmées : c'est le troisième tri.
À l'aide d'une noria, les grappes de raisins remontent ensuite vers l'érafloir (ou égrappoir) qui sépare les baies de la rafle.
Pour le quatrième tri, les graines passent sur une table à rouleaux puis tombent sur une seconde grille vibrante aux mailles plus resserrées que la première. La vendange passe sous une soufflerie qui élimine les dernières feuilles et les quelques rafles ayant réussi à se jouer des différents pièges pouvant les repousser.
Croyez-vous que cela soit terminé ?
Une nouvelle noria remonte les baies vers une table vibrante. Là, pour un cinquième et ultime tri, de petites mains, dont moi, traquent le moindre résidu de feuille (amertume), le petit morceau de rafle (apporte des tanins) et surtout les graines indésirables : pourries, rosées, vertes ou simplement douteuses.
Enfin, au bout de la table, le fouloir éclate légèrement les baies pour libérer le jus amorçant la première étape de la vinification avant que la récolte ne rejoigne les cuves.
Les vendanges (partie 2)
Les vendanges (partie 2)
“Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis.”
Antoine de Saint-Exupéry
Antoine de Saint-Exupéry